Entre 1503 et 1660, cent quatre-vingt-cinq mille kilogrammes d’or et seize millions de kilogrammes d’argent latino-américains arrivèrent au port de Séville. Cet argent représentait le triple des réserves européennes en métal précieux.
En 1545 les “conquistadores” espagnols découvrent, dans l’actuelle Bolivie, Potosi, la montagne d’argent. La légende dit qu’avec le métal de cette colline, on aurait pu construire un pont d’argent entre la Bolivie et la porte du palais royal à Madrid. C’est grâce à ces métaux, arrachés à l’Amérique Latine, que s’est construit le socle de notre actuel capitalisme.
De nos jours, Potosi est une ville pauvre de la pauvre Bolivie: “Celle qui a donné le plus au monde et qui possède le moins.” Aujourd’hui à Potosi il reste huit millions de cadavres d’indigènes et esclaves exploités et oubliés.
“... si l’histoire est écrite par ceux qui gagnent, il existe aussi une autre histoire...”
Paillettes de la tête au pied.
Pour parler de cette réalité superficielle on prend l'idée des faux éclats, toute une surface qui cache ces corps maltraités, faibles, et corrompus par le pouvoir et cette apparente richesse. Hier comme aujour-d'hui; sous ces fausses paillettes, il y a des corps dépouillés, soumis par la peur et l’angoisse; plein d'incompréhension.
C’est aussi une manière de jouer la mascarade, comme les paillettes, le personnage nous donne la pos-sibilité de découvrir un corps dénudé, celui qui nous appartient; caché sous le masque. Notre propre discours au delà de celui imposé par l’histoire, notre histoire, ou au moins celle que nous essayons de nous construire.
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